Résolument défensif, avec un milieu de terrain
renforcé, le Racing club de Lens a usé de longs
ballons. Une stratégie presque payante puisque Maoulida,
dès la 6ème minute aurait pu servir Kévin
Monnet-Paquet… sans succès.
Mais dès la 7e minute, les affaires lensoises se sont
compliquées. A la peine dans l’entrejeu,
dominés par un jeu court des stéphanois, les hommes
de Daniel Leclercq et Jean-Pierre Papin ont payé cash leur
crispation. Les Verts, manifestement en réussite ont
marqué sur leur première occasion. Gomis,
l’homme en forme de Saint-Etienne, à la lutte
avec Adama Coulibally dans l’axe a inscrit un but aussi
magnifique qu’improbable. Une frappe puissante et soudaine de
l’attaquant stéphanois, à plus de 25
mètres, est venue déchirer le but lensois
après être passé au ras du poteau gauche de
Runje (1-0, 13e). A peine 2 minutes plus tard, le Racing club de
Lens encaissait un second but, toujours par
l’intermédiaire de Gomis. Pascal Feindouno servait
Dernis à la limite du hors-jeu à la suite d’une
balle perdue en milieu de terrain par Kader Mangane. L’ancien
Lillois manquait son duel face à Runje, mais Gomis, qui
avait bien suivi, n’avait plus qu’à pousser la
balle au fond des filets (2-0, 15e). En deux minutes à
peine, le break était fait. Sans apport des latéraux,
manquant cruellement de mouvement, d’inspiration et de
détermination, les Lensois ne pouvaient hausser leur niveau
de jeu.
A bout portant Monnet-Paquet faillit tromper Viviani. Puis
Hilton, d’un tacle rageur, bien servi par Marco Ramos,
était tout proche de la réduction du score (38e).
Mais la déviation du Brésilien était trop
croisée. En dépit du tableau d’affichage au
terme de la première mi-temps qui affichait toujours 2-0, on
sentait les Lensois capables de rééditer leur exploit
du match aller (3-2, après avoir été
menés 0-2 à la mi-temps).
Dès la reprise les Lensois se montraient plus dangereux
et conquérants. A l’instar de Dindane, entré en
lieu et place de Maoulida dès le début de la seconde
période, les joueurs de Jean-Pierre Papin
privilégiaient le jeu court et une meilleure circulation du
ballon. Une impression confirmée et accentuée par
l’entrée, en milieu de terrain, de Nadir Belhadj. Plus
attentistes, les stéphanois subissaient alors le jeu
artésien en attendant une opportunité de contre. Mais
logiquement, ce sont les Lensois qui se procuraient, pendant ces 45
minutes, les plus franches occasions. Aruna Dindane, d’abord,
à la réception d’un centre de Yohan Demont,
côté gauche, plaçait une tête trop
décroisée (65e). Puis Belhadj, une minute plus tard,
tirait un coup-franc frôlant le montant droit de Viviani.
Lens, bien que dominateur, ne parvenait pas à
concrétiser ses temps forts. Jusqu’à la 75e
minute. Ramos accélérait côté gauche et
frappait dans un angle fermé. Un centre-tir repoussé
par Viviani, dans les pieds de Sablé qui reprenait sans
contrôle. Une frappe malheureusement déviée par
la défense stéphanoise. Durant le dernier quart
d’heure, seuls quelques coups francs mal
négociés par les Lensois laissaient planer, encore,
quelques espoirs … en vain.
Le Racing perd une place au profit de Toulouse et pointe
à la 17e position du classement.
Son 2000éme match en Ligue 1 pour le Racing, ne restera
pas un bon souvenir...
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